Aurélie Taguet

Aurélie Taguet, c’est une rencontre du cœur, un sourire étincelant, un univers à inventer…

Une douceur forte et une force douce

C’est une plage du Finistère nimbée de lumière et de reflets chantants, une beauté rayonnante.

Comme ouvrir la fenêtre, respirer l’air frais, y trouver un parfum de lavande, de jasmin et de lilas.

Savoir que le bonheur existe et qu’on se doit de le cueillir pour en faire un bouquet délicat, simple et sublime…

Aurélie Taguet, c’est la féérie de la voix alliée à la musique, un ruisseau devenant rivière aux notes poétiques, et le jazz qui s’invite à tout rendre splendide…

Je vous laisse vous imprégner des réponses de Aurélie Taguet…



Petit texte descriptif :

Je m’appelle Aurélie. Amoureuse de la poésie des mots, de la langue française, j’ai aussi pour passion la musique, cette langue universelle. Je la considère comme un cadeau de la vie : une manière de l’adoucir, de la rendre plus intense ou de transcender ses épreuves.

1) Qui, quoi, comment t’a donné envie de devenir auteure / interprète / musicienne ?

Composer et créer des chansons fait partie de mon enfance. Toute petite, j’adorais écouter de la musique mais plus que ça encore, je voulais en créer. Mon passe-temps préféré : m’amuser avec un tambour et un petit clavier offerts par mes parents, en improvisant des paroles et des histoires de mon âge… à quatre ou cinq ans : l’école, ma famille, mon chat ! 🙂  Puis en grandissant, l’attention des gens qui m’écoutaient, leurs réactions, m’ont poussé à poursuivre….

Je crois que nous avons tous une nature profonde et des affinités naturelles avec telle ou telle expression ou activité. Bien entendu, nous grandissons et évoluons au fil du temps, mais une part de nous reste, celle de l’enfant. Quand je demande à mes amis quels étaient leurs jeux favoris quand ils étaient petits, cela fait généralement écho à leur métier ou leur passion d’aujourd’hui. Par exemple, l’un aimait raconter des histoires, il est aujourd’hui scénariste, un autre adorait démonter les montres pour les recomposer, il est aujourd’hui ingénieur…. C’est peut-être « l’enfant intérieur » dont on parle parfois, qu’il faut continuer à aimer et nourrir pour se sentir vrai.

2) Qu’est-ce-que le jazz : un voyage, un pays… ? Relate le nous avec tes mots

J’ai toujours partagé ma passion pour la musique avec mes parents. De par leurs racines, ils aimaient des styles très différents. Ma mère, d’origine arménienne, et mon père, d’origine vietnamienne, écoutaient la radio, des disques de Brel, de la musique classique, mais aussi les variétés du moment comme le disco des années 80, très prisé aux Philippines où je suis née… Ma mère d’origine arménienne, me chantait en berceuses, des chansons d’Aznavour, dont elle pouvait oublier les paroles alors elle les inventait…  et mon père des comptines fantaisistes de son pays.  

Mon frère a hérité de leur ouverture au monde.  De 10 ans mon aîné, véritable mélomane, il est pour beaucoup dans mon éducation musicale. J’écoutais en cachette les disques qu’il chinait, empruntait… C’est ainsi qu’à l’adolescence, j’ai découvert « You must believe in Spring », l’album tragique d’un des plus grands pianistes jazz, Bill Evans, et j’ai été touchée au cœur : la richesse des harmonies, les rythmes syncopés et ces fameuses notes bleues, qui amènent la mélodie jamais où l’oreille l’attend… Il y a aussi une grande place laissée aux instruments et à l’improvisation, au son de groupe.

Cette révélation a rejoint mon gout pour les comédies musicales américaines (Chantons sous la pluie, Un Américain à Paris…), les œuvres de Nougaro, les bandes-originales de film de Michel Legrand, tous deux qui parvenaient à marier ce style à la chanson, la musique brésilienne notamment d’Antonio Carlos Jobim …tous ces styles qui puisent dans le jazz. Le jazz se marie, se réinvente. Il est ouvert.

Enfin, il y a probablement une dernière raison : le jazz a émergé du blues et des negro-spirituals, du chant des esclaves noirs… il y a quelque chose de très viscéral, qui parle à mes origines, petite fille d’une femme qui a fui l’Arménie et connu les atrocités des massacres perpétrés par les turcs.

Pour moi le jazz, plus qu’un pays, c’est un univers, composé de multiples planètes, de différentes facettes et courants musicaux. Avec le jazz, j’ai trouvé un outil merveilleux pour exprimer les images et les atmosphères que j’avais en moi. 

3) Quels sentiments ou quelles émotions ressemblent à tes compositions ?

Les œuvres artistiques qui me touchent, expriment souvent l’ombre et la lumière, la tristesse mélangée au rire et la joie. Car cela reflète l’ironie de la vie, sa violence mais aussi sa poésie, des plus beaux aux plus tristes moments. Un peu comme les films de Kusturica, la saudade de la musique brésilienne, ou même les peintres impressionnistes. Il y a la nostalgie mais avec l’espoir.

Je crois que mon 1er album correspond à cela. Il a été conçu et enregistré à un moment charnière de vie, entre le décès de mon père et la naissance de mon premier enfant. Entre la joie et la douleur, la musique m’a permis de transcender ses émotions contradictoires. 

4) Que veux tu transmettre à travers tes œuvres musicales ?

Joe Dassin disait : les chansons sont faites pour soulager les gens. Je suis d’accord, j’aime penser que ma musique accompagne ceux qui l’écoutent dans leur quotidien, pour leur apporter de la douceur, de la poésie, leur permettre de se sentir moins seul. Cela ne veut pas dire que l’on ne joue que des choses joyeuses : partager la mélancolie cela fait du bien à celui qui l’exprime et celui qui la reçoit.

Au-delà des émotions et des récits, j’ai aussi envie de partager un son de groupe, le résultat d’une création collective. Je ne serais en effet pas grand chose sans la talentueuse équipe artistique qui m’accompagne depuis des années, et sans tous les généreux contributeurs qui nous ont permis de rentrer en studio.  J’ai aussi envie de transmettre le fruit d’une aventure humaine.

5) Si tu étais : 

Un dessert ? Une coupe de framboises fraîches, sans rien de plus, pour en apprécier pleinement  le goût… je suis fascinée par ce que la nature peut créer d’aussi beau et bon !

Un livre ?  La pluie et le beau temps de Jacques Prévert, dont j’aime particulièrement le poème sur l’enfance « Maintenant j’ai grandi »… et parce que je ne peux choisir, je dirais aussi La Promesse de l’aube de Romain Gary, ou La plus que vive de Christian Bobin…

Un animal ? Une mésange, pour la couleur jaune bleutée de ses plumes, son chant, son nom… d’ange… et bien sûr parce que voler me fait rêver. 

Un voyage ? Mon archipel de naissance, où j’aimerais retourner, pour ses lagons transparents et ses si habitants si bienveillants…

Un tableau ? La nuit étoilée de Van Gogh, pour sa force et tout ce que je ressens du peintre, sa lumière et son côté obscur à la fois.

6) Si tu devais te décrire en 3 adjectifs ? Quelle est ta couleur préférée et pourquoi ?

C’est difficile. Je crois que je suis  persévérante, joyeuse et dans l’empathie. 

Ma couleur préférée est le jaune : celle du soleil, de la lumière et de l’énergie. 

7) Quelles valeurs, quels principes te tiennent à cœur ?

L’énergie, positive, bien sûr, liée à l’amour sous toutes ses formes, qui fait bouger, changer ou évoluer….

L’éducation aussi. Depuis que je suis maman, en réfléchissant à ce que j’ai envie de transmette a mon enfant, je suis convaincue que le savoir, la connaissance est la base de tout : du respect de soi et de l’autre, de l’amour et de la création.

La chanson-titre de mon album est « Plus J’apprends » et ce de doit pas être un hasard… 🙂



8) Quels mots ont le plus de sens dans ton existence ?

La nature, la connaissance, le goût de l’effort. 

On doit travailler pour arriver à quoi que ce soit et rester humble et reconnaissant : nous sommes poussière d’étoiles et devons tout à la créativité de l’univers !

9) Tu deviens une fée : quelles sont les 3 qualités que tu souhaiterais faire briller chez l’être humain ?

Cela rejoint la question précédente : l’envie d’apprendre,  l’amour de la planète, l’humilité.

 10) Quelle(s) question(s) souhaites-tu poser aux lecteurs/lectrices de ce blog ?

Et vous, quels étaient vos jeux favoris quand vous étiez enfant..? 🙂

Découvrir l’album « Plus j’apprends » sur…

Fnac ⊂⊃⊂⊃ Itunes ⊂⊃⊂⊃ Amazon ⊂⊃⊂⊃ Inouïe

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3 réponses sur “Aurélie Taguet”

  1. en réponse à Aurélie, je ne sais pas où lui répondre… j’aimais tout ce qui se faisait en bande… le sport, les ballades en vélo, les sorties de classe, des spectacles… j’organisais tout, j’ai toujours été chef de bande, mais j’aimais qu’on ait des objectifs forts. je détestais trainer dans les rues. Et j’adorai raconter des histoires, surtout des histoires moteurs, des histoires qui donnent de l’espoir, de l’énergie…. j’adorais aussi les « mettre en scène » les faire vivre…
    j’aime bcp cette question d’Aurélie. elle vaudrait le coup d’être posée sur FB et de voir les réponses…. bisous Maud et bravo pour cet interview d’une grande profondeur et d’une belle
    sensibilité

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