Fabien Carayon

Dessinateur – Cuisinier prestigieux

Fabien Carayon est un jeune homme talentueux, courageux et au trait de crayon poétique !

Il laisse son esprit permettre à Gustave, adorable personnage de s’exprimer pleinement, le ton est empli de créativité et d’imagination.

Et, je m’interroge : comment se fait-il que Gustave ne soit pas déjà présent dans des magazines, ou des journaux tant Fabien Carayon est fabuleux et doué !!!

Fabien et Gustave nous emmènent au gré des pensées, des idées de cet habile dessinateur, vers des vérités qui sont à déceler avec les yeux grands ouverts.

De son métier de cuisinier prestigieux, à ses dessins, il y a un chemin qu’on a réellement envie d’emprunter à ses côtés : en route, allons-y avec le cœur !

Ce personnage ira loin : c’est ma conviction !

Je vous laisse vous imprégner des réponses de Fabien Carayon…



Je m’appelle Fabien Carayon, j’ai 22 ans, je suis né un dimanche 1er mai à dix heure et demi du matin… (ça y est je sais ce que vous vous dites).
A part ça, je suis cuisinier le jour et dessinateur la nuit… (bien sûr que je dors, j’essaye quand même de m’octroyer quelques heures de sommeil par ci par là).
Sinon, j’habite un 13 M² sous les toits de Paris : cuisine, lit, douche, WC compris… (ne riez pas, c’est le grand luxe, j’ai même réussi à y construire mon « atelier d’artiste »).
Ah oui, j’allais oublier! Je suis le dessinateur du personnage Gustave… (ah bon, vous ne connaissez pas Gustave ?.. Tant pis c’est pas grave, suivez-moi, je vais vous le présenter !).

1) Qui, quoi, comment t’a donné envie de dessiner ?

Cela remonte à mon enfance chez mes grands-parents où je passais une bonne partie de mes vacances. Je me souviens de ces matinées, assis dans la cuisine, à essayer de dessiner ma grand-mère à l’œuvre ainsi que l’environnement dans lequel elle se trouvait. Une fois mes croquis terminés, je les apportais à mon grand-père qui, d’un léger coup de crayon traçait ce qu’il appelait « fuyantes », « points de fuites » et « perspectives » … j’avais 6 ans, je n’y comprenais évidemment pas grand chose, mais tout ça m’intriguait.
Je dirais donc que mon grand-père (que je savais « dessinateur dans l’aviation à l’Aérospatiale ») m’a transmis sa passion du dessin.
Aujourd’hui, je continue à lui envoyer mon travail pour qu’il me donne son avis et son ressenti.

2) Quelle est ta couleur préférée ? Et pourquoi ?

C’est sur une feuille blanche que tout commence… je dirais donc le blanc.
Si je n’avais pas de fond blanc, je ne pourrais pas projeter mes idées. Le blanc, c’est le vide, c’est ma porte de sortie, mon plan d’évasion, ma liberté.

3) Si tu devais te décrire en 3 adjectifs ?

« Audacieux », « Tenace » et « Humain » j’espère (parce que sans le troisième adjectif, les deux premiers n’ont aucune valeur)

4) Que veux-tu transmettre à travers tes dessins ?

Gustave illustre l’actualité au jour le jour, parfois à l’heure près… Il est sincère, compatissant et impliqué dans ce monde qui l’entoure… c’est ce qui va le rendre touchant. Toutes les illustrations de Gustave qui vont se succéder dans l’avenir finiront par raconter une histoire…son histoire… notre histoire. Une histoire sans suite prédéfinie puisque l’on vit dans un monde en perpétuel mouvement. Je n’ai donc aucune idée de ce qu’il en sera demain, la seule chose que je peux dire aujourd’hui, c’est : « qui l’aime nous suive ! »

Dessin de Fabien Carayon : Gustave

5) Comment t’es venu l’idée de Gustave ? Et pourquoi as-tu choisi ces couleurs particulières ?

C’est une longue histoire à laquelle je ne suis pas certain de trouver le début… mais, je me souviens avoir pris ma décision un soir de réveillon. Je rentrais du travail, il était assez tard, je ne sais plus quelle heure exactement, c’était peu avant les derniers scintillements de la Tour-Eiffel. Je rêvassais à la fenêtre, après avoir une fois encore essuyé un refus pour illustrer dans la presse gastronomique. J’étais entrain de me remettre en question en essayant de me projeter plus loin sur ce que je voulais réellement faire dans le dessin, puis l’idée de créer mon propre personnage m’est venue… et je n’ai pas perdu de temps.
La Tour-Eiffel influencera mon choix pour l’appeler Gustave.
Le lendemain, je me réveille difficilement au milieu d’un parterre de croquis.
Mon studio de 13 M² se transforme peu à peu en atelier, et mes nuits deviennent source d’inspiration.
Durant cette période, la France traverse des moments sombres, en se demandant chaque jour : « où frappera le prochain attentat ? ». En soutien et en signe de rassemblement, presque tout le monde arbore le drapeau tricolore à sa fenêtre… quelques esquisses plus tard, Gustave portera les couleurs nationales. Il gardera ensuite cet air naïf et surpris, dans une tenue qui le rend comique malgré lui, puis deviendra une grenouille bleue, un personnage humanisé, un anti-héros.

6) Penses-tu qu’il existe un trait d’union entre la création culinaire et le monde du dessin ? Et, que dirait Gustave à ce sujet ?

Oui, je suis persuadé que « l’inspiration » est le trait d’union entre la création culinaire et le monde du dessin.
J’ai appris à dessiner dans une cuisine… aujourd’hui je suis « cuisinier ».
Peut-être que si j’avais appris à cuisiner dans un atelier d’artiste, mon métier serait « dessinateur ».
En vérité ça n’aurait rien changé aux yeux des autres. C’est toujours difficile d’avoir pour métier sa passion et c’est encore plus difficile d’avoir plusieurs passions dans sa vie. Ce sont des mondes différents dans lesquels j’aime voyager… mais quand je suis dans l’un de ces mondes, beaucoup me reprochent d’être trop souvent dans l’autre… et inversement.
Je caricature un peu, mais c’est exactement ce que je ressens. Je sais qu’ils me demanderont tout le temps de faire un choix, de ne m’investir pleinement que dans un seul de ces domaines, mais ils perdent leur temps, on n’a qu’une vie, et je compte bien la vivre.
Que dirait Gustave à ce sujet ? : « tout pareil ! »

7) Pourquoi es-tu devenu cuisinier ?

Et pas dessinateur c’est ça ? (rire)
Par amour, par passion, parce que c’était mon premier choix, celui qui me tenait et me tient encore beaucoup à cœur. J’ai passé mon enfance à « cuisiner » avec ma mère et ma grand-mère. Aujourd’hui, je pense que tout ce que j’ai reçu pendant mon enfance a un impact considérable sur les décisions que j’ai déjà prises et sur celles que je serai amené à prendre.
Tout ces bons souvenirs me permettent de rester proche de mes rêves, c’est ma seule force, j’ai eu beaucoup de chance, j’ai pas de mérite à ce sujet.
Et pourtant, enfant, j’aurais aimé faire tous les métiers du monde ; pourquoi grandir ?
J’aimerais rêver une dernière fois de devenir pompier, pilote d’avion,
cuisinier … dessinateur !



8) Es-tu salé, sucré, les deux ? Et quelles associations gustatives t’ont le plus surpris ?

J’aime manger salé et j’adore travailler le sucré… là aussi, je n’ai pas encore fait mon choix : un jour je me fais embaucher en tant que cuisinier, puis le lendemain, en tant que pâtissier… Vous comprenez maintenant pourquoi ils ne me comprennent pas.

Je suis toujours agréablement surpris par l’association du sucré-salé d’un plat, ou encore par le chaud-froid d’un dessert.

9) Quelles sont tes autres passions ? Qui admires-tu ?

Bah c’est déjà pas mal non ?! … ah si, récemment je me suis un peu plongé dans l’aviation, mais ça coûte cher donc je me freine un peu !
Mais je reste convaincu qu’une passion se transmet d’abord par une histoire qu’on nous raconte, puis un jeu auquel on se prête et ensuite une envie de recommencer; Donc avec un bon discours, vous pouvez faire de moi un passionné de tout.

Qui j’admire ? Je n’ai pas « d’admiration » pour une personne en particulier, mais plutôt pour « un style de personnalité ». J’aime les personnes simples, calmes, qui se posent peu de questions, qui veulent vivre dans l’ombre sans avoir rien à prouver à quiconque. J’aime sans doute m’entourer d’elles car elles sont un peu mon contraire… elles me rassurent. Si un jour je venais à me perdre, il n’y a qu’elles qui seraient capables de me faire redescendre sur terre.

10) Quelles questions souhaites-tu poser aux lecteurs/lectrices de « A qui mieux mieux » ?

Après avoir raconté une partie de mon Histoire aux lecteurs et aux lectrices de ce site, j’aimerais leur demander de me raconter un peu la leur. C’est passionnant de découvrir le parcours des gens qui nous entourent.
Et si j’ai droit à une deuxième question, alors je souhaiterais savoir ce qu’ils pensent de Gustave… et vraiment si vous me permettez d’en poser une troisième : Pourquoi ?

www.gustave.fabiencarayon.fr

                

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Maud Ménès

Présidente - Fondatrice chez A qui mieux mieux
Directrice de la publication - Rédactrice Web - Journaliste - Conteuse de réalité - Addict écriturière - Révélatrice de vos talents - Chapôteuse - Membre des Toques Françaises
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Une pensée sur “Fabien Carayon

  • 29 avril 2017 à 22 h 22 min
    Permalink

    merci pour ce que tu livres de toi dans cette interview, Fabien. Si Gustave continue à être a ton image, ça va promettre des belles réflexions en profondeur avec la légèreté de ton humour. Bonne suite ! 😎

    Répondre

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