Romain Terpman

Romain Terpman, journaliste multisports hors pair à « La Provence », c’est la volonté de faire de cette vie une aventure de découvertes humaines…

C’est marcher en terrain connu ou en terre inconnue, et se laisser surprendre par sa personnalité franche et si belle !

C’est croire qu’il existe en ce monde une émotion nouvelle qui peut se partager à l’infini dans un éclat de rire, un mot de réconfort, un échange sincère…

C’est l’odeur des croissants et du pain chaud, mêlée au parfum délicat d’une confiture de pétales de rose.

C’est un été en hiver : chaleureux, loyal et enjoué, Romain Terpman est un homme à croire, à savoir, à écouter et à entendre.

Je vous laisse vous imprégner des réponses de Romain Terpman…

Petit texte descriptif :

Bonjour à vous toutes et tous fidèles lectrices et lecteurs de ce blog si agréable et précieux par ce qu’il apporte d’authenticité, de découvertes de belles personnes et de leurs talents, enfin de relations humaines; si tant est que les réseaux sociaux puissent en être le seul vecteur.
Pas si simple de parler de soi. Habituellement, je donne plutôt la parole à travers mon métier. Bon inversons les rôles ! Avec plaisir !
Né à Nancy le 8 février 1971, j’ai vécu avec ma famille une quinzaine d’années à Dijon, une ville superbe où je retourne régulièrement, avant d’entamer un petit « tour de France » pour la pratique de mon sport de prédilection, le hockey-sur-glace, et les études. J’ai ainsi été amené à Rouen, Épinal, Besançon, Morzine-Avoriaz notamment avant de me « poser » à Avignon, un choix pour concilier mes études en sciences humaines et plus particulièrement en sociologie à la faculté d’Aix-en-Provence, et la pratique du hockey-sur-glace, comme gardien de but.
J’ai eu à Avignon l’opportunité et la chance de rentrer comme Correspondant Local de Presse au « Provençal » et d’y faire « mes armes » avec de sacrées personnes qui m’ont transmis l’amour du journalisme et ses exigences. J’ai fini par en faire mon métier, je suis dans cette « maison » depuis près de 25 ans. Et je peux dire que j’ai fait quelques très belles rencontres.
Professionnellement, je suis donc journaliste, à « La Provence », plus spécifiquement dorénavant aux services des sports, basé en Vaucluse, en charge actuellement de plusieurs rubriques telles l’aviron, la natation, les sports de combat, la gymnastique, le motocyclisme, le jet ski ou encore le rugby. J’ai eu aussi beaucoup couvert le hockey-sur-glace. Mais, si je suis modestement un peu plus « spécialiste » de ces disciplines, je suis curieux de tout. Dans le cadre de mon boulot, et de façon plus générale, j’aime aussi m’impliquer dans la vie associative, culturelle et politique.

1) Comment, qui ou quoi a suscité ta vocation ?

J’ai des parents qui ont bossé dans ce milieu de la presse, communication et des relations publiques. Mon papa a été journaliste au « Progrès de Lyon », à « l’Est Républicain » et aux « Dépêches » à Dijon. Maman a travaillé à la mairie de Dijon pour le cabinet du maire et pour de grands groupes de communication et de presse/relations publiques. J’ai donc baigné dans ce milieu. Évidemment, il y a une imprégnation, j’ai encore dans les narines ces odeurs d’encres quand les rotatives impriment le journal dans la nuit; quand je pouvais, j’adorais y aller et assister au stade final de la fabrication du journal. J’ai aussi en mémoire ces grands événements que maman a pu organiser et gérer. J’ai toujours aimé communiquer, échanger, mais le journalisme n’a pas tout de suite été une évidence. C’est un parcours et des rencontres qui m’ont aussi forgé.
J’ai le goût de donner la parole aux autres, de mettre en relief ce qu’ils sont, de pouvoir mettre en valeur ce qu’ils font. Dans le domaine du sport, La performance « brute » en soit n’est pas le moteur de ma passion pour ce métier. L’humain m’importe plus. Humblement, j’ai toujours essayé de baser nos échanges sur une relation de confiance. Ça a plutôt bien fonctionné jusque-là. Mais rassurez-vous, je ne vis pas non plus dans « le monde merveilleux des bisounours »…

2) Quel est ton plus grand souvenir journalistique ?

Question très délicate car j’ai eu la chance de vivre et de retranscrire tellement de moments forts et intenses. C’est riche ! Allez je vais me « lâcher » sur quatre séquences dont deux assez récentes. Au plan sportif, le titre de champion du monde en aviron conquis à Aiguebelette en août 2015 par l’Avignonnais Jérémie Azou et son partenaire Bergeracois Stany Delayre. Un mot en particulier sur Jérémie dont j’ai le bonheur de couvrir les performances depuis près de 15 ans. Cet homme-là a l’un des plus beaux palmarès du sport français, il est d’une humilité incroyable, il est toujours resté fidèle à son club formateur, la SN Avignon, et son entraîneur, Marc Boudoux; il est d’une disponibilité totale en dépit d’un emploi du temps et d’un métier (ostéopathe-kinésithérapeute) prenants. Il est d’une modestie impressionnante. Sa franchise es totale. C’est un homme qui incarne des valeurs fortes et je tenais à le mettre en avant parce que ce sport, pourtant si exigeant et difficile, est peu médiatisé et nous avons avons la chance en France d’avoir un athlète qui figure parmi les meilleurs mondiaux. Mais cela va bien au-delà de la performance sportive. Jérémie a d’ailleurs débuté une nouvelle saison internationale de façon brillante avec le titre de champion d’Europe remporté avec Pierre Houin, rameur nancéien, avec qui il a été champion olympique l’été passé à Rio.
Je voudrais dire un mot sur les mondiaux de hockey-sur-glace organisés dernièrement conjointement à Paris et Cologne. À cette occasion, Christobal Huet et Laurent Meunier ont bouclé leur immense carrière internationale. Yorick Treille également mais c’est passé un peu plus inaperçu car il n’était pas dans le groupe à Paris. C’est le sport que j’ai le plus pratiqué en compétition (outre le football petit, puis le tennis et le rugby à moindre dose), pas à leur niveau évidemment. L’émotion était palpable.
Au plan culturel, une rencontre et un échange riches avec Pina Bausch lors du « Sacre du Printemps » qu’elle avait donné en 1995 dans la cour d’honneur du Palais des Papes au festival d’Avigon. Enfin, chacune des rencontres avec mon ami Raghunath Manet, sacré meilleur danseur de l’Inde, et qui vient de produire son film, primé lors du dernier festival de Cannes.

Romain Terpman – Jérémie Azou – Marc Boudoux

3) Peux-tu te décrire en 3 adjectifs ? Quelle est ta couleur préférée, et pourquoi ?

Seulement trois ! Enthousiaste, généreux et entier (bizarre non pour un gars qui a perdu une partie de lui dans un accident. Ça doit être l’auto-dérision). Sur les couleurs, donne moi deux choix s’il te plaît Maud. Le bleu et le vert pour ce qu’ils symbolisent de façon positive.

4) Quels autres domaines te passionnent ?

J’aime, tu l’auras compris donc ce qui est du domaine de la culture, même si c’est devenu physiquement plus difficile depuis mon accident de me plonger dans un bouquin, d’aller au cinéma ou au théâtre, même si j’effectue encore quelques belles sorties culturelles. J’apprécie les expositions où je peux aller à mon rythme. Dernièrement j’ai « fait » « Pissaro » au Musée du Luxembourg et « Jardins » au Grand Palais, un bonheur.
Citadin, j’aime aller me ressourcer dans la nature, aussi bien la montagne que la mer ou la campagne. J’adore les paysages et la déconnexion que cela procure.
J’ai la chance d’avoir un logement avec une terrasse. J’y cultive comme je peux, avec la complicité de maman, quelques fleurs et plantes. D’ailleurs je partage assez souvent sur ma page Facebook. J’aime aussi les voyages, aller à la découverte d’autres cultures, dans l’hexagone ou en dehors du pays. Alors les belles émissions telles « Thalassa », « Faut pas rêver », « Échappées belles », « Des racines et des ailes » ou « Ushuaïa » notamment me plaisent beaucoup.
Par ailleurs, l’immense boulot effectué par Élice Lucet, Jean-Pierre Canet et leur équipe me plaît énormément alors « Envoyé Spécial » et « Cash investigation » sont des émissions références. Je regarde aussi régulièrement « C dans l’air » ou « Complément d’enquêtes »; Nicolas Poincaré a admirablement relevé le gant après la disparition du regretté Benoît Duquesne. J’aime la télévision mais je n’en suis pas « addict » ! Je choisis.
Enfin, j’aime beaucoup les débats d’idées autour d’un bon repas et la convivialité que ça apporte.

5) Qu’est-ce-qui te construit aujourd’hui ? Quelles valeurs te tiennent à cœur ?

Ce qui me construit aujourd’hui ? Le fait de pouvoir humblement et modestement être un relais de mon temps par mon métier. Pas par égocentrisme, mais pour les raisons évoquées plus haut. J’essaye de « mettre de la couleur » dans mes articles tout en étant le plus honnête, sincère et proche de la réalité. Il y a forcément une part de subjectif. Après, il y a aussi cette farouche volonté de vivre… Tu sais, j’ai vécu un drôle d’épisode il y a un peu plus de huit ans. Chaque jour qui se lève, je veux le voir beau. Ma vie est un parcours du combattant parfois, je m’exprime assez peu souvent à ce sujet. Mais si « la bête est blessée », elle tâche d’être forte… Le handicap est mis en avant comme jamais depuis peu. Bien sûr que ça peut être une force quand tu arrives à passer des caps, mais c’est un long chemin et dans la réalité du quotidien, les embûches sont nombreuses.
Alors, il faut essayer de vivre heureux. J’essaye d’être épicurien. Ma famille et mes amis ont une importance capitale. C’est un ciment. Là aussi, comme pour tout un chacun, il y a des turpitudes, mais bon… J’aime l’humain, avec ses qualités et ses défauts. Tu sais c’est très prétentieux de dire quelles sont les bonnes valeurs. Essayer d’être droit, sincère, honnête, l’engagement; l’humour est important aussi. J’aime bien « déconner », choquer avec une petite pointe de vulgarité parfois pour faire réagir n’est pas non plus pour me déplaire. Je n’aime pas tout ce qui est lisse tout le temps… J’assume ce qui peut passer pour un côté « grande gueule », un franc-parler plutôt à mon sens. Je ne pense pas faire une carrière de diplomate…même si je respecte toujours mes interlocuteurs.

Romain Terpman – Pierre Rabhi

6) Qui admires-tu ?

L’admiration dans le sens d’adoration ou d’idolâtrie n’est pas ma tasse de thé… Mais je respecte beaucoup celles et ceux ceux en général qui ont fait et font. Un homme comme Pierre Rabhi, que j’ai eu la chance de rencontrer plusieurs fois, gagnerait à être bien plus écouté et entendu. Plus jeune une prof de Français au lycée à Épinal (Madame Ferretti, j’espère ne pas écorcher son nom) m’a bien guidé, je lui en suis reconnaissant. En Fac, Pierre Bourdieu (à Besançon) et Roger Establet (à Aix) m’ont bien « bousculé », positivement s’entend. Sportivement, des gardiens comme le Russe Vladislav Tretiak ou le Canadien Ken Dryden ont été « inspirants » quand j’étais très jeune. Un entraîneur comme Ivan Guricka a aussi compté pour moi. J’en oublie tellement en chemin…

7) Quels évènements sportifs ont foncièrement fait palpiter ton cœur ?

Là encore, répondre brièvement à ta question est un « piège » pour moi ! Car Je peux autant vibrer à une « simple » manifestation départementale qu’un événement mondial ! Je ne suis pas super fan de football, enfin des travers du foot « moderne » c’est mon côté « contre courant ». Évidemment, comment ne pas citer la coupe du monde 1998 pour ce qu’elle a suscité d’émotions positives. Petit, j’ai eu le bonheur de voir jouer le Hollandais Johnny Rep l’été 1978 à « Furiani » à Bastia. J’ai été fan de Curkovic, le gardien yougoslave de l’AS Saint-Etienne dans les années 70. J’ai encore un maillot Manufrance bleu ciel qui doit « traîner » dans un placard. J’ai toujours eu un coup de coeur pour l’AJ Auxerre des années Guy Roux notamment pour Zsarmach et Szeja, deux Polonais qui ont écrit des belles pages de l’histoire du club. Après l’AJA c’est un mythe…Tellement de grands joueurs sont sortis de là. Allez « au hasard » Cantona, autant pour le joueur que l’homme! c’est mon côté « Bourgui » revendiqué ! Le succès de l’OM en coupe d’Europe en 93 reste un moment fort aussi. C’est bon, j’ai accordé assez de place au ballon rond?
Bon, j’ai eu la chance de pouvoir vivre les JO à Londres, où j’ai assisté en direct à cette fameuse finale olympique d’aviron… et ce que j’ai appelé « le coup du tournevis anglais »; mais c’était globalement magique en terme d’ambiance. Le dernier mondial de hockey m’a apporté aussi des joies et quelques belles retrouvailles de « vieux potes ». J’ai eu à couvrir à Pernes-Les-Fontaines, en Vaucluse, des championnats du monde de motocross avec mon ami Roger Blanc aux manettes. J’ai passé quelques moments mémorables dans des stades de rugby, à Mayol notamment (Toulon) ou au Vélodrome à Marseille. « Gamin », un ami de la famille m’a fait vivre ce qui était alors « le tournoi des cinq nations », j’ai vu des matchs à Paris, en Écosse et en Irlande, des frissons… A Dijon, j’ai été très jeune supporter le CSLD Handball qui a eu de grands joueurs comme les frères Sellenet ou encore Jean-Michel Geoffroy dont le palais des sports porte aujourd’hui le nom. Ma passion pour le hand vient sans doute de là et ce sport collectif est source d’émotions fabuleuses depuis tant d’années en France. Je rate rarement à la télé une compétition internationale que dispute l’équipe de France. Tu vois, ce sport mérite une toute autre considération à mon avis. Dans ce palais des sports dijonnais, un soir d’octobre 1993, en boxe anglaise, j’avais vu avec mon oncle, alors journaliste au « Dauphiné Libéré », le Dijonnais Bernard Razzano détrôner l’immense champion qu’a été Laurent Boudouani pour un championnat d’Europe disputé dans une ambiance étouffante. Bien sûr, petit, j’ai suivi avec passion le CPHD, le club de hockey local où j’étais licencié. De grands joueurs ont donné des coups de patins là-bas. Je retourne régulièrement à la patinoire Trimolet. Sans nostalgie. Ce sport mériterait également d’être mieux soutenu et de bénéficier d’autres conditions de travail. Comme les autres sports de glace à Dijon. Mais la problématique des patinoires en France n’est pas l’apanage de la cité des Ducs !
Plus récent, je garde en mémoire les championnats de France de natation à Montpellier par ce qu’ils ont pu générer en terme d’intensité. D’ailleurs ce sport m’a aussi fait vibrer avec les titres olympiques et mondiaux d’Alain Bernard ou Laure Manaudou, deux des immenses champions français de la discipline. J’ai d’ailleurs eu la chance de discuter et d’interviewer Philippe Lucas de passage à Avignon grâce à Olivier Nicolas, le directeur sportif du CN Avignon, lors d’un regroupement organisé par la région. Un personnage ce Lucas et un type qui en a de sacrés valeurs, au-delà de l’image qu’il veut bien parfois donner de lui… Le MOM, Meeting international Golden Tour Camille Muffat (Natation) et la Nuit des Champions (sports de combat) à Marseille ou encore le World GBC Tour à Mazan (sports de combat) sont chaque année des dates importantes que je coche avec soin. Le Parc des sports d’Avignon a aussi vibré pour le rugby à XIII avec un match fabuleux de coupe du monde face aux « terribles » Néo-Zélandais. J’ai d’ailleurs vécu de drôles de moments avec les treizistes du SOA, notamment, au moment des années Patrick Entat, un bonhomme de l’histoire de cette discipline.
Et ça ne parlera pas à beaucoup de personnes, mais les derniers championnats régionaux de gymnastique en mars à Avignon m’ont éclairé sur un fait précis : tout ce qu’un club, en l’occurence l’ANT, peut développer de façon positive et efficace en terme d’actions de bénévolat. Voir ces 50 personnes se démener plusieurs mois en amont en totale cohésion pour la parfaite organisation de l’épreuve durant trois jours a été riche et réconfortant par les temps qui courent.
Sinon, de façon plus générale encore, la victoire de Noah en 1983 à Roland-Garros, les années Hinault au Tour de France, Prost en Formule 1, le doublé de Pérec à Atlanta, Usain Bolt, les années Platini… Les magnifiques performances de Teddy Rinner ou Martin Fourcade… Tu ne peux pas pas passer à côté de ça !
Il y a aussi un événement extra-sportif qui m’a touché à un moment de ma vie où je me remettais à peine de mon accident : « Le Notre Dame de Paris » en décembre 2011 à Bercy. Outre le spectacle magnifique et intense, nous avons eu avec maman la chance de partager du temps avec toute l’équipe. Très fort.

8) Demain, tu peux réaliser 5 souhaits : quels sont-ils ?

Une baguette magique pour réaliser cinq souhaits… : gommer les problèmes de famine dans les pays d’Afrique en rétablissant un juste équilibre Nord-Sud, stopper ces guerres, massacres et attentats stupides aux quatre coins du monde commis au nom de pseudo intérêts religieux ou économiques, adopter des conduites respectables pour l’environnement afin que nous cessions de détruire notre planète. Que notre pays sorte un peu de cette grisaille généralisée alors que, si je vois bien qu’il y a des difficultés et des menaces, il y a des choses bien aussi. Nous avons besoin de signaux positifs et ça doit venir « d’en-haut » et se décliner jusqu’au plan local. La responsabilité est plus grande que jamais…
Plus simplement, j’espère vivre heureux et en bonne santé auprès des miens, famille et amis, le plus longtemps possible pour partager encore longtemps du bon temps. Et ça passe par quelques étapes importantes cette année et dans les proches semaines qui arrivent. Mais c’est très personnel…

9) Quelles sont tes plus grandes richesses ?

Ma famille mes amis, mes proches. Ceux que je peux côtoyer, avec qui je partage des échanges, des idées, quitte à être parfois en désaccord tant qu’il y a du respect. Pas toujours simple…

10) Quelles questions souhaites-tu poser aux lecteurs/lectrices de ce blog ?

Ce blog vous plaît-il, qu’en attendez-vous, quelles suggestions feriez-vous pour le rendre encore plus intéressant ? Faites le vivre si vous l’aimez…

Vous pouvez voir ce que Romain partage avec nous, dans la joie au jour le jour :

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3 réponses sur “Romain Terpman”

  1. Great photos, the colour and depth of the images are breath-taking,
    they draw you in as though you are a component of the make-up.

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