Thierry Berton

Thierry Berton

Pour aimer, découvrir, vous donner envie d’ « inviter » Thierry Berton, chef à domicile d’ « Un Toqué à la Maison » : il suffit de regarder l’originalité de ses plats, l’inventivité créative de sa cuisine…

Thierry Berton est un professionnel rigoureux, minutieux, généreux, altruiste, optimiste avec une jolie touche d’humour…

Il vient chez vous, précis, organisé pour sortir « vos casseroles » et mitonner de délicieux petit plats de l’entrée au dessert.

Et, pour vous mettre l’eau à la bouche vous pouvez admirer ses jolies photos prises lors d’un repas :

  • Tarte tatin aux endives cuites au jus d’orange et poivre Timut, noix de saint-jacques
  • « Célerisotto » curry et dos de lieu jaune, champignons aux herbes
  • Petits financiers brunoise de fruits frais exotiques, sorbet citron et glace coco

Un toqué à la maison Un toqué à la maison

Un toqué à la maison

 

 

 

Il me semble que tout est dit, donc tout reste à goûter, à savourer…

Je vous laisse vous imprégner des réponses de Thierry Berton…



Petit texte descriptif :

Je me définis comme un amoureux des bonnes choses, un épicurien, j’aime la vie et ses plaisirs et par-dessus tout la gastronomie, le bien manger, un des plaisir de la vie qui peut-être charnel et très sensuel, j’ai l’impression en cuisinant pour les gens de donner un peu de moi à chaque fois !
Je suis très ouvert sur le monde et ultra-connecté, j’aime le partage et l’échange avec les gens sans se prendre au sérieux, on nourrit des ventres, on ne sauve pas des vies ! Mon souhait est de donner car la cuisine c’est ça, donner envie de passer un bon moment en cuisinant ou en partageant un bon repas, nourrir les gens c’est aussi nourrir l’âme, la sienne notamment.

1) Qui ou quoi t’a donné envie de travailler dans le monde culinaire ?

Ce qui est étrange c’est que je n’ai pas de mentor ou de souvenir réellement marquant en cuisine, tout petit, juste le fait de m’être toujours dit que c’était la cuisine… ou rien, pas de plan B, c’était naturel comme choix pour moi. Ma mère me disait qu’elle me retrouvait souvent devant les placards ouverts à jouer avec les casseroles, spatules, etc… mais, je pense que tout enfant l’a déjà fait…

2) Qu’est ce qui t’inspire ?

Les rencontres m’inspirent, je suis très curieux de nature, le fait de voir à droite ou à gauche ce qui se fait en cuisine sans vouloir forcément copier mais goûter et s’interroger.
L’art en général m’inspire, j’aime beaucoup Dali et ses peintures, le côté décalé, coloré, on ne s’attend pas forcément à ses créations… ça questionne et interpelle vraiment.
L’humour et ma passion des « jeux de mots » aussi, de pouvoir le combiner avec la cuisine avec par exemple ma revisite d’un « B’Oeuf Bourguignon » au-delà du jeu de mot, il y a un plat que j’affectionne tout particulièrement le Bœuf Bourguignon réalisé avec un œuf poché panné « Panko-sésame » et sa garniture classique d’un Bourguignon, lardons, oignons, sauce vin rouge, etc…

3) Si tu devais te décrire en 3 adjectifs ?

C’est difficile de se définir… surtout en trois mots… je dirais: « perfectionniste, gourmand et vrai ».
Perfectionniste car la perfection n’existe pas mais on tente toujours de faire mieux, pour avancer et être meilleur ça aide comme leitmotiv.
Gourmand, car il suffit de me regarder physiquement ou de me voir manger, mon ventre me mène à la baguette… qui m’amène au fromage… et avec un verre de vin, c’est encore meilleur !
Vrai, car je ne triche pas, je tente de rester moi-même… Même si l’univers de la gastronomie est un univers impitoyable, beaucoup de non-dit et d’omerta… On peut vite être catalogué voir même grillé dans ce milieu… Beaucoup de faux- semblants, voir même de violence verbale et physique… Pour durer dans ce métier il faut avoir un grain… ou alors prendre de la poudre… d’escampette et beaucoup de recul…

4) Quelle est ta couleur préférée ?

Le rouge, je dirai même couleur rouge « sang » !!! J’aime cette couleur vive, symbole de vie (sang), un beau pavé de Bœuf dans le filet, bien saignant, c’est aussi un symbole de puissance, de vitesse (marque de voiture Ferrari), de sensualité comme un rouge à lèvres, de romantisme comme une rose rouge, tiens… Le maillot du Stade Rennais est Rouge… et noir ^^, je suis également fan de livres que je consomme sans modération et de films qui font peur, « Seven » m’a marqué adolescent, par exemple pour les films, ou Stephen King, Franck Thilliez, etc… pour des livres sombres à souhait.

5) Que souhaites-tu transmettre ?

Juste le plaisir de cuisiner sans se prendre au sérieux, de s’amuser et prendre du plaisir en cuisinant vrai.
Je le répète, on ne sauve pas des vies on nourrit juste les gens.
Notre métier est devenu ultra médiatique et médiatisé, en bien ou en mal, à mes débuts, jeune, être cuisinier c’était un peu honteux, on nous mettait dans cette case « manuelle » à l’école si on était pas bon alors que maintenant on peut le dire haut et fort, les gens nous regardent différemment !

6) Quel(s) produit(s) préfères-tu préparer ? Celui qui a ton coup de cœur absolu ?

J’aime cuisiner de tout mais par ma cuisine, je me rends compte que j’aime beaucoup les noix de st-jacques et le magret de canard, produit phare en Bretagne que je tente de mettre en avant !
Je les décline à l’infini… noix de Saint-jacques de nos côtes bretonnes (Saint-Brieuc, Erquy ou Saint-Malo) en terre et mer soit avec du chorizo, déclinaison de carotte-orange aux épices, beurre d’orange safrané ou encore avec du lard fumé, purée fine de céleri, sauce vanillé et croustillant de blé noir… Ou le magret que je veux décliner avec tous les fruits possibles, poire ou coing poché(e) au vin rouge, mangue rôtie au miel, figues crues ou cuites, framboises fraîches et vinaigre de framboise, aux raisins plus classique, voir plus récemment, aux agrumes façon canard à l’orange revisité par le Toqué…

7) Es tu entrée, plat ou dessert ? Salé ou sucré ?

Je suis plutôt salé, un plaisir simple par exemple, une bonne (voir deux) galette-saucisse par exemple, ça cale son homme… Mais mon « kiff » c’est un vrai plaisir simple, un plateau de fromage varié accompagné d’un bon pain de campagne ou une très bonne baguette… Je rêverai de faire le Tour de France des régions fromagère mais je ne suis pas sûr de pouvoir revenir vivant et de vous le raconter… ^^ Le fromage c’est un peu ma drogue, mon péché mignon !
Sinon, côté sucre, on me fera toujours plaisir avec une mousse au chocolat maison et ma pâtisserie préférée est le « Paris-Brest » (le meilleur étant celui de William Lamagnère mon ami chef pâtissier à la Closerie des Lilas à Paris). Je ne crache pas non plus sur un excellent éclair au chocolat !!!



8) À quel autre domaine de créativité, peut-on assimiler celui de la cuisine ?

Je suis fan de musique depuis l’enfance, j’écoute de tout, je peux passer de Richard Cocciante à Nirvana, en passant par Bob Marley, I AM, A-AH, Queen (mon groupe favori), Beethoven, jusqu’à Mc Hammer ou encore Maryline Manson pour le plus trash ! Là où je cuisine le mieux, c’est quand j’ai un fond sonore, ça me transporte et guide plus facilement mes gestes !! Pour moi la cuisine c’est aussi ça, découvrir différents univers, la cuisine c’est comme un rythme de musique, une partition lorsque c’est bien exécuté, une vraie symphonie de saveurs et de senteurs. En travaillant en brigade, on est comme un groupe de musique en plein concert lors d’un coup de feu, chacun joue de son instrument : mandoline, batterie de cuisine, piano (fourneau), etc… On doit jouer ensemble sans fausse note, être en accord (majeur) avec les autres ! Ou alors comme un sport collectif, le football par exemple (mon autre passion, rouge et noir pour toujours, SRFC: Stade rennais football club), on joue en équipe, soudé, l’un pour l’autre pour réussir à atteindre son but et non l’un contre l’autre pour être le meilleur, surtout ne jamais écraser les gens… Seul on est rien, ensemble on peut aller loin !

9) Quelle association gustative t’a le plus surpris ?

Je suis très curieux et j’aime les découvertes, même les aliments que je n’affectionne pas forcément, je les goûte pour savoir à quoi ça ressemble, ce que je pourrai en faire… Il n’est jamais trop tard pour changer d’avis et apprendre à apprécier certaines saveurs… J’aime de plus en plus les mélanges maitrisés, sucré-salé, terre et mer, mélange d’épices, etc…
Je pense que ma plus grande surprise culinaire fût un dessert à base de chocolat et de betterave dégusté il y a 2/3 ans dans un restaurant étoilé à Vannes, : « le Roscanvec », j’ai pris le menu « carte blanche » du chef et de l’entrée au dessert c’était terrible, la sensation qu’on cuisinait vraiment pour moi alors que c’était à l’aveugle et finir par ce fameux dessert, la touche finale, un vrai régal ! J’en garde un très grand souvenir ! Plus récemment, cet été, je me suis fait plaisir en retournant sur paris au Palace Four Seasons, au restaurant le Georges V, 3 étoiles Michelin, où j’ai eu la chance de travailler un an, voilà déjà plus de 10 ans, magnifique souvenir. Le nouveau chef (Breton ^^), Christian Lesquere a une création, un plat signature qui m’a marqué ! Une revisite de la soupe à l’oignon, souvenir d’enfance de retour de mariage ou de soirée d’hiver au chaud devant la cheminée… J’ai goûté mon premier accord parfait, « met et vin » avec un Madère de 1986 si je ne dis pas de bêtise… Un plat simple à base d’oignon mais ultra travaillé qui m’a fait retourner l’espace d’un instant en enfance, j’aurai presque pu verser ma larme au milieu de se restaurant fabuleux et luxueux… : fait marquant que je n’oublierais jamais… marquant !

10) Quel sens est il primordial de mettre en exergue: vue, goût, odorat… ?

Ce qui est très intéressant dans ce métier c’est que pour moi c’est celui qui fait le plus appel à tous les sens, les 5 sens sont mis en éveil, le goût forcément, il faut absolument goûter à tout et assaisonner les plats, c’est la base, goûter à toutes les étapes de préparation d’un met, y-a pas pire qu’un cuisinier qui ne goûte pas, n’assaisonne pas… L’odorat également, car avant de goûter un plat, on le sent, je tente de sentir avant de goûter à quoi que ce soit et puis ça peut nous sauver quand on a le dos tourner pour éviter de brûler voir cramer quelque chose… ^^ La vue aussi est ultra présente, il faut attirer l’œil avant l’odorat et le goût, si un plat est visuellement beau c’est quasiment gagné, j’apporte une très grande importance au dressage de chaque plat, il faut séduire par des couleurs, des textures et des volumes différents… Le toucher est aussi important, j’aime ce côté tactile et sensuel quand on découpe une viande ou un poisson, on caresse l’aliment, on en prend soin… Mais, il ne faut pas négliger et oublier l’ouïe car on peut dire que dans une poêle chaude une noisette de beurre chante, du lard crépite… Ce sens est aussi très important, on s’en sert beaucoup !
Je me rends compte que je suis une vraie pipelette en fait…

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6 réponses sur “Thierry Berton”

  1. Je ne connaissais pas ce chef, mais il a une telle vie et une belle joie de vivre dans ses paroles……
    Un amoureux de la vie qui la croque à belle dents!!! C’est ça le bonheur……

  2. Je l’aimais bien ce chef, jusqu’à ce qu’il ne parle de SRFC !! lol
    ALLEZ NANTES !! 😀
    Joli résumé en tous cas d’une mélodie bien rodée et de quelques poèmes qui font rêver…
    A découvrir il va de soi !!

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