Thiery Beyne

Photographe

Comme une collection où dimensions et perspectives se confondent, mais où l’émotion joue son rôle à la perfection !

La prépondérance d’une direction à suivre, défier recul et élan, reprendre son temps, et l’élégance du geste nous restitue son implication : le photographe Thiery Beyne prend sa place et on le suit avec emphase.

Une atmosphère à la « Georges Lautner », une version plurielle de ses « Garçons de café », clarté manuelle maîtrisée, assurée.

Thiery Beyne nous promène dans Paris, fixe le moment, synthétise l’instant, restitue panache et style, et sous nos yeux avec brio ils défilent, avec classe dans nos rétines ils s’impriment : cet art chez ce photographe existe, et s’inscrit comme un voyage étonnant, un pays où le regard se pose, et comme une extension poétique inscrit sa prose.

Ses photos sont à son image, belles, humaines, fortes avec un caractère, une personnalité affirmés, qui touchent le cœur et ses contours, qui portent l’éternité et nous rendent sacrément vivants et conquérants.

Thiery Beyne c’est une aurore astrale spectacle saisissant, c’est un superbe palmier ami du soleil levant, c’est une respiration sacrée pour se ressourcer, c’est un puma épris d’espaces et de liberté, c’est un tableau de Dang Van Can qui laisse songeur et en paix avec l’équilibre, c’est un bavarois aux 3 chocolats délice des sens, c’est une porte sculptée dans du bois précieux, c’est une cabane cachée sur des hauteurs mêlant pierres et racines lieu de calme et de réflexion…

Je vous laisse vous imprégner des réponses de Thiery Beyne…



Ancien Directeur artistique dans la communication, je suis depuis 20 ans devenu photographe par passion, et quel bonheur !
Passionné par l’Asie que j’ai beaucoup fréquenté, nous avons décidé ma femme et moi de nous y installer pour 7 années.
Nous avons choisi le Vietnam, le pays de ma femme, et ce pays que je connais bien pour y avoir passé de nombreux séjours pour des ONG françaises.
Là-bas, photographe, guide photo, créateur d’une galerie/photo/café, étaient mes occupations principales.
De retour à Paris depuis 1 an, me voilà confronté à nouveau à la dure réalité du marché de la photo en France.

1) Comment es-tu devenu photographe ?

Comme je le disais, j’ai fait des études de graphisme au collège d’art CORVISART à Paris. j’ai travaillé plus de 20 ans dans la communication comme Directeur Artistique, mais ce « monde » m’a vite lassé par sa superficialité, voire dégoûté. Je suis donc un autodidacte de la photo. Ce sont mes nombreux voyages asiatiques qui m’ont forgé l’œil, et petit-à-petit fait lâcher le monde de la pub.

Très vite j’ai acheté mes premiers boîtiers, et photographié les « gens », les regards, les gestes, les coutumes de ces civilisations qui m’étaient inconnues. Depuis, c’est plus de 30 ans de travail photographique.

2) Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Bien sûr avant tout, mes maîtres : Doisneau, Willi Ronis, Salgado, Lartigue, Alvedon, Cartier Bresson, et bien d’autres. On parle d’oreille musicale, mais je pense que l’on peut aussi parler d’œil musical, un œil qui fait chanter les couleurs, les formes, les perspectives, les cadrages. Mon inspiration première en photo ce sont les hommes, quand on aime voyager on aime avant tout le contact humain, quelles sources d’inspiration que de découvrir ces regards d’ailleurs.

3) La photographie est-elle une rencontre avec soi, une rencontre avec les autres, ou les deux ?

Les deux, mais surtout une rencontre avec l’autre, et c’est sans doute la raison pour laquelle je ne photographie que très rarement les paysages ou les natures mortes préférant l’humain. Mais c’est aussi une rencontre avec soi, pour moi la photo est une discipline de solitaire, cette liberté d’action indispensable dans les rencontres, les voyages. J’ai été guide photo au Vietnam pendant 5 ans, j’accompagnais des photographes amateurs comme professionnels mais cette expérience de groupe ne me plaisait pas, le fait de croiser les mêmes sujets à photographier enlève la complicité que l’on peut avoir seul face à son sujet.

4) Tu as réalisé l’exposition « Garçons de café » : comment est née cette aventure, et que t’a t-elle apporté ?

À mon retour du Vietnam, il y a maintenant 1 an et demi, je suis revenu à Paris, ma ville, cette ville que je connais si bien. Je cherchais un sujet très parisien. Un jour étant assis à la terrasse d’un café, j’ai photographié le garçon de café qui m’apportait mon petit noir. De retour chez moi, l’image de ce garçon sur mon ordinateur m’a donné l’envie d’explorer plus en profondeur ce sujet. Depuis, me voilà parcourant les cafés de Paris, mais je me suis vite rendu compte que les garçons habillés de leurs tenues traditionnelles n’étaient présents que dans les grands cafés, et disparus dans les petits bistros parisiens, dommage !

Beaucoup de bons contacts ainsi que de bonnes critiques, des pointures de la photographie m’ont félicité, ce qui m’encourage à poursuivre dans cette direction.

5) Si tu devais te décrire en 3 adjectifs ? Quelle est ta couleur préférée, et pourquoi ?

Passionné, entier, aventurier

Le parme, (ce violet très clair), pourquoi ? inexplicable et depuis toujours…

6) Quelles sont tes autres passions ?

Le sport, j’ai toujours été partagé entre le sportif et l’artiste, mais en fait les deux vivent parfaitement ensemble !

7) Qu’est-ce qui te construit aujourd’hui ?

Toujours cette envie de créer, c’est la seule « petite » chose que je sais à peu près faire.



8) Si tu étais :

Une saison ? L’été, je déteste le froid

Une musique ? Le lounge, le musique la plus reposante

Un objet ? Un appareil photographique (comme c’est bizarre)

Un lieu apaisant ? Une pagode Bouddhiste, normal pour un Bouddhiste

Une odeur d’enfance ? L’odeur d’un aéroport, drôle de madeleine de Proust, mais c’est l’odeur du voyage, du départ, de l’évasion…

9) Quelle est ton actualité, quels sont tes projets ?

En Février 2019 j’expose deux de mes photos sélectionnées sur le Vietnam au Grand Palais à Paris en grand format : j’en suis très fier ! 
Trouver aussi un éditeur pour « Mes garçons, de café » plus de 110 photos maintenant, ça me tient à cœur.

10) Quelle question souhaites-tu poser aux lecteurs/lectrices de A qui mieux mieux ?

Êtes-vous contents comme moi d’être des lecteurs de « A qui mieux mieux »?

www.tbeyne.fr

        

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