Violaine Arsac

Violaine Arsac ou un regard éclairé sur la vie, et le théâtre qui se met en scène !

Ressentir les vibrations du plancher de la comédie, se laisser bercer par les textes et les vivre pleinement…

Une beauté volontaire et une volonté si belle, l’amour des mots, une grâce et un sourire qui poétisent le monde.

Cette femme sublime est metteur en scène, avec une capacité à nous offrir le meilleur car, le spectacle est un partage du cœur et de l’esprit.

Violaine Arsac, c’est le chant de l’océan, une balade en forêt qui ressource, et un champ de tulipes aux couleurs flamboyantes…

Je vous laisse vous imprégner des réponses de Violaine Arsac…



Petit texte descriptif :

Je m’appelle Violaine Arsac et je suis metteur en scène. J’aime le théâtre, créer du théâtre, écrire du théâtre, aller au théâtre 🙂

1) Qui, quoi, comment vous a permis de devenir comédienne, metteur en scène, créatrice… ?

A 22 ans, mon Bac + 5 en poche, je ne savais toujours pas ce que j’avais envie de faire comme métier. C’est à cette époque que je suis venue m’installer à Paris et que j’ai poussé la porte d’un cours de théâtre, que je croyais être un cours amateur, et qui était en fait un cours professionnel. J’ai su, à l’instant où je suis entrée, que j’avais trouvé mon chemin. C’était une certitude très soudaine, et à la fois étonnante, étant donné que je n’avais dû aller au théâtre que deux fois dans toute mon existence !

J’ai pris quatre ans de cours, tout en travaillant en parallèle comme chargée de communication. J’ai commencé à aller voir des spectacles et à lire beaucoup de pièces : j’avais du retard à rattraper puisque je n’avais aucune culture théâtrale ! Puis j’ai pris la décision de quitter le monde de l’entreprise pour devenir comédienne. J’avais 27 ans, ce qui peut paraître tardif par rapport à la plupart des comédiens, qui en général se lancent dans ce métier beaucoup plus tôt. J’ai travaillé une dizaine d’années. Jusqu’à ce que je sois poussée par des proches à faire de la mise en scène. J’ai créé mon premier spectacle au Festival d’Avignon 2011. La mise en scène a été une révélation : j’ai immédiatement senti que ça me plaisait plus que le jeu, que ça ouvrait des espaces de créativité immenses. Ce premier spectacle ayant bien fonctionné, j’en ai créé un deuxième. Puis un troisième pour ce Festival d’Avignon 2017, que j’ai également écrit.

2) Quelle est votre définition de : mettre en scène ?

Créer des Images à partir des mots. Mettre ces derniers en corps et en mouvement. Les rendre accessibles, vivants, vibrants. Créer une équipe aussi.

3) Si vous étiez :

un livre ? Comment choisir un seul livre… ? Disons que si j’étais un livre en ce moment, je serais : « Les visages et les corps » de Patrice Chéreau.

un sentiment ? L’empathie

une ville ? San Francisco, pour sa diversité et la multiplicité de ses visages, la nature toute proche et l’océan bien sûr.

une période de l’histoire ? Peut être l’Égypte antique, pour comprendre comment ont été fabriquées les pyramides… 

un objet du théâtre ? Un projecteur, qui indique à lui tout seul si c’est le soir ou le plein midi, s’il fait beau ou s’il fait gris, qui fabrique une atmosphère et qui donne la direction dans laquelle regarder. Il sculpte le spectacle et magnifie le décor et les comédiens.

4) Pouvez-vous vous décrire en 3 adjectifs ? quelle est votre couleur préférée et pourquoi ?

Déterminée. Sensible. Perfectionniste.

Ma couleur préférée est le bleu : elle m’apaise et j’aime toutes ses nuances, du bleu ciel au bleu nuit.

5) Quelles sont vos autres passions ? 

Les livres, les films, la photo, les voyages.

Essayer de comprendre l’âme humaine et s’apercevoir chaque jour qu’il faudrait pour cela bien plus d’une vie…

6) Qu’est-ce-qui vous construit aujourd’hui ?

Je ne pense pas que quelque chose de particulier me construise aujourd’hui. Je crois plutôt que c’est la vie qui nous construit, à chacune de ses étapes et des rencontres qu’elle génère. C’est un processus qui à mon avis dure… toute la vie ! Nous sommes là, me semble t’il, pour évoluer, progresser et devenir, autant que faire se peut, une meilleure version de nous même. C’est passionnant.

7) Quelles valeurs, quels principes, quelles causes vous tiennent à cœur ?

Toutes les formes de discriminations me révoltent. Parce que ça veut toujours dire qu’on juge quelqu’un en le réduisant à une partie de lui même : sa couleur de peau, sa religion, son genre, sa préférence sexuelle, etc. Les généralités du style : « les musulmans sont dangereux » ou « les homosexuels sont pervers » sont aussi dénuées de sens, pour moi, que si on disait : « tous les gens aux yeux bleus sont des idiots », ou « tous les végétariens sont des fainéants ». Ça ne tient pas debout… Et ça me met très en colère : je crois que c’est pour ça que mes deux premiers spectacles abordaient, entre autres, ces thématiques.



8) Pouvez-vous nous parler de votre pièce : « Les Passagers de l’aube » qui va se jouer cet été à Avignon ?

Contrairement à mes deux spectacles précédents, « Les Passagers de l’aube » n’est pas un montage de textes, mais une pièce de théâtre en tant que telle, qui raconte une histoire d’amour sur fond de polémique scientifique. Il s’agit d’une fiction mais tous les faits rapportés sont réels.

C’est l’histoire d’un brillant interne en dernière année de neurochirurgie et à l’avenir tout tracé dont les certitudes vont voler en éclat. D’une polémique qui va l’entraîner dans une fuite en avant, mettant ainsi en danger sa carrière, l’estime de son meilleur ami et même la femme qu’il aime. D’une quête effrénée où vont s’affronter connaissances scientifiques et sagesses anciennes, médecine occidentale et traditions ancestrales, amour et raison, physique classique et physique quantique : là où la science peut rejoindre le spirituel.

C’est l’histoire d’un homme qui va prendre le risque de tout perdre, ou de tout gagner. C’est surtout l’histoire d’amour hors du commun d’Alix et Noé.

Le spectacle est interprété par quatre comédiens. Comme dans mes spectacles précédents, le décor modulable nous permet de voyager d’un espace à l’autre et le travail corporel apporte une dimension physique et émotionnelle essentielles à la mise en scène.

9) Quels sont vos projets, votre actualité ?

Le Festival d’Avignon est une période particulière : on vit vraiment au jour le jour et j’ai toujours du mal à me projeter au delà du 31 juillet !

Je peux quand même vous dire que je vais démarrer l’écriture d’une nouvelle pièce sur une thématique qui me tient particulièrement à cœur. Mais je n’en parlerai que quand elle sera terminée 🙂

10) Quelle question voulez-vous poser aux lecteurs/lectrices de ce blog ?

Qu’est-ce que vous feriez si vous deviez mourir demain ? Oui je sais ce n’est pas très gai, mais j’aime bien ne jamais perdre de vue cette question 🙂

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Page Facebook officielle « Le Théâtre des Possibles »


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Une pensée sur “Violaine Arsac”

  1. Je dirais encore à mes proches combien je les aimes…
    Et puis, faisons chaque jour ce que nous aimons pour être certains de ne rien regretter quand l’heure sera venue, après tout, la vie n’est qu’un épisode…

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